I. Origine du mot « Vodoun ».
Il désigne une infinité de réalités sacrées et mystérieuses. « Vò » = à part. « Dúún » = « Dŏn » = très loin là-bas. « Vodoun » est ce qui est très loin de loin de nous et qu’on ne peut maîtriser. Le « vodoun » est la manifestation d’une force, une monstruosité, un phénomène qui nous dépasse. Il exige donc un culte.
Cette religion animiste lie la nature et ses phénomènes à des divinités et des esprits avec lesquels, il est possible d’entrer en contact, grâce au phénomène de transe.
II. Le panthéon du Vodoun chez les Fɔns est très vaste et reste ouvert :
- Le couple créateur : Măwǔ et Lisà.
- Le dieu de la foudre : Xɛbiosò.
- Le dieu de la variole : Sakpatá.
- Le génie de la vie et de la prospérité : Dàn.
- L’ancêtre des dynasties d’Allada, d’Abomey et de Porto-Novo : Agasú.
- Le roi des eaux, monstre : Tɔxɔ́sú.
- Le dieu protecteur des habitats : Lɛ̌gbà.
- Le dieu des forgerons : Gǔ.
- Le Dieu de la divination : Fá.
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III. Les diverses déités.
- Les déités d’en haut : le couple créateur (Măwǔ, Lisà), le dieu de la foudre (Xɛbiosò).
- Les déités de la terre : le dieu de la variole (Sakpatá), le génie de la vie et de la prospérité (Dàn).
- Les déités de la famille : l’ancêtre des dynasties d’Allada, Abomey et Porto-Novo (Agasú), le roi des eaux (Tɔxɔ́sú).
- Les déités du village : le dieu protecteur des habitations (Lɛ̌gbà), le dieu des forgerons (Gǔ).
- Les déités de la forêt : le dieu de la divination (Fá).
IV. L’entourage vodoun.
Chaque corporation vodoun a sa hiérarchie, ses prêtres, ses adeptes, ses initiés, ses couvents, ses temples, ses cérémonies qui rendent hommage aux morts et aux ancêtres. Les rites familiaux sont accomplis par le chef de famille ou la grand-tante paternelle.
Retenons les termes les plus courants : le grand prêtre de la mer, le chef d’une divinité, l’initié voué à une divinité, l’époux ou l’épouse d’une divinité, le postulant à l’initiation, le néophyte, le non-initié, le couvent, le temple, le grand temple des pythons de Ouidah.
V. Le déroulement des cérémonies.
Elles se pratiquent dans les couvents, les familles ou les places. Elles comportent des prières, des louanges, des offrandes rituelles, des sacrifices, des prosternations, des battements de mains, des réjouissances, des chants et des danses.
VI. La sorcellerie.
Elle est très répandue chez les Fɔns qui pensent que les sorciers peuvent se changer en hibou ou en chat pour dévorer les humains. Les vieillards et les vieilles femmes sont souvent accusés de sorcellerie et mis au ban de la société.
Pour se protéger de la sorcellerie, on a recours aux sortilèges, aux grigris, aux talismans. Il en existe deux sortes : les offensifs et les défensifs (le fusil pour empoisonner à distance, la pratique visant à paralyser une personne ou à lui faire faire ce qu’on veut, un talisman qui met à l’abri de tout danger, les contrepoisons, la possibilité de se rendre invisible).