Par définition, une langue étrangère est une langue qui n'est pas la langue maternelle d'une personne. Elle pourra apprendre cette langue à tous moments de son existence en fournissant plus ou moins d'efforts mettant en jeu toutes sortes de paramètres : mémoire, intelligence, âge, stratégies d'apprentissage, etc.
On trouve de plus en plus de méthodes pour apprendre une langue
étrangère :
- dictionnaires
- grammaires
- méthodes audio
- films
- voyages linguistiques.
- etc.
Les gens les plus chanceux sont ceux dont les parents sont bilingues ou ceux qui vivent dans des pays où le plurilinguisme est la règle.
L' apprentissage d'une langue devient nécessaire de nos jours si on veut multiplier ses chances de trouver un travail ou si on veut voyager, par exemple.
Pour ici, nous envisageons le cas de ceux qui veulent apprendre une langue qui leur est totalement étrangère, du moins au début
L’apprentissage d’une langue étrangère est conditionné par toutes sortes de paramètres :
Voyons-les par ordre alphabétique.
Affectivité
On notera l'importance de la dimension socio-affective dans l’apprentissage. Son rôle est,
semble-t-il, central car, pour faire passer un message (utiliser les outils et les stratégies pertinents), il faut
s'y impliquer.
Âge
A quel âge obtient-on le rendement maximal dans le processus d’apprentissage ? Jusqu'à
30 ans environ, on peut faire preuve de capacités de mémorisation exceptionnelles. Il est plus
facile de se concentrer et l'apprentissage est plus rapide. Cependant, avec l'âge, rien n'est insurmontable.
Il faut simplement un peu plus de temps pour parvenir à un résultat comparable. Mobiliser ses
ressources cérébrales exige davantage d'effort et en vieillissant, il est plus difficile d'effectuer
plusieurs activités simultanément.
En revanche, l'âge constitue un atout lorsqu'il s'agit de récupérer un savoir ou de le
compléter car on dispose d'un stock de souvenirs, d'expériences et de connaissances qui
permettent d'être plus performant dans les domaines familiers.
Il ne faut pas oublier aussi que l’exercice physique améliore l’apprentissage chez les
sujets âgés.
On a longtemps cru que la perte progressive des neurones expliquait, à elle seule, les difficultés
mnésiques des personnes âgées. A présent, on sait que notre capital de neurones
est tellement important et sous employé que nous pouvons aller au terme de notre existence avec des
potentialités préservées. Cela explique sans doute la qualité des performances
mnésiques de certains sujets parfois très âgés.
La mémoire a besoin d'être fréquemment sollicitée pour bien fonctionner : sa
gymnastique doit se poursuivre le plus tard possible.
Trois caractéristiques sont retenues comme associées au vieillissement normal : la baisse des
capacités attentionnelles, de la récupération active et de la vitesse de traitement de
l'information qu’on peut compenser par un entraînement quotidien.
Auditifs et visuels
Les auditifs sont favorisés par rapports aux visuels. Les gens bavards, extravertis apprennent plus vite
une langue étrangère.
Si on a une mémoire plutôt auditive, on essaiera de réviser, en lisant à voix haute,
les cours ou les fiches. On peut aussi articuler mentalement. Ne pas oublier d’enchaîner les
idées. Partons également du plan le plus large pour aller vers les parties et les sous-parties.
N’hésitons pas, pour finir, à tout reprendre, en traduisant l’ensemble dans son
propre vocabulaire. Suivant votre type de mémoire, il y a différentes manières de travailler.
Rien n’empêche cependant d’entraîner sa mémoire visuelle. Ceux qui ont une
mémoire visuelle liront beaucoup, écriront, visualiseront les phrases qu'ils entendent. Rien ne les
empêche aussi de développer leur mémoire auditive.
Compréhension
La mémoire a besoin de comprendre. Notre mémoire ne retient que ce qu’elle comprend.
Inutile d'appendre des phrases par coeur si on ne comprend pas tous les mots, leur enchaînement et leur
fonction dans la phrase.
Court terme
La mémoire à court terme enregistre temporairement les événements qui
s'enchaînent dans nos vies. Encore une fois ici, la mémoire à court terme est ce qui va
permettre le stade de rétention suivant, la mémoire à long terme.
Encodage
Cette étape est très importante et très complexe. Elle fait intervenir ce que l'on appelle
les processus suivants : traitement et élaboration de l'information pour en fabriquer un véritable
souvenir. Ces processus sont parfois conscients, parfois inconscients. L'encodage vise à donner un
sens et un poids à l'information en la traitant si possible sous tous ses aspects.
Un autre traitement consiste à établir des associations d'idées, d'images, entre
différentes informations et qui permettront grâce à ces "liens mentaux" de
retrouver une information. C'est le cas des moyens mnémotechniques, d'une mélodie
associée à des souvenirs de vacances... Les données font donc l'objet d'une structuration,
d'une organisation mnésique. Cette organisation dépend des procédures mentales
propres à chaque individu.
Le processus d'encodage fait également référence non seulement à l'information
ciblée, mais également sur son contexte environnemental, cognitif et émotionnel. Sur le
plan verbal, l'encodage existe sous trois dimensions soit, orthographique (lettres composant le mot), phonologique
(son représentant le mot) et sémantique (signification du mot).
Et donc, la restitution (ou récupération) des souvenirs, volontaires ou non, fait appel à des
mécanismes actifs qui vont utiliser les indices de l'encodage. L'information est alors copiée
temporairement de la mémoire à long terme dans la mémoire de travail pour être
utilisée. Plus un souvenir sera codé, élaboré, organisé, structuré,
plus il sera facile à retrouver.
Filet sémantique
Pour mémoriser efficacement, il faut mettre de l'ordre dans les informations qui nous parviennent, les
classer, puis établir des liens avec les connaissances que nous avons déjà acquises, celles
qui nous sont familières. Il faut multiplier les traces mnésiques. Plus les connexions seront
nombreuses, plus il y aura d'indices pour retrouver un mot, un nom ou une notion.
Mémoire proprement dite
- Définition
Qu'est-ce que la mémoire ? C'est la fonction qui permet de capter, coder, conserver et restituer les
stimulations et les informations que nous percevons. Elle met en jeu aussi bien les structures physiques que
psychiques. Il n'existe pas une, mais des mémoires. En effet, en première analyse, on peut
distinguer la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et la mémoire à
long terme.
- La mémoire sensorielle
Pour bien mémoriser, il faut une bonne perception, de l'attention et de la motivation.
Cependant, elle est la plus éphémère, captant toute nouvelle information perçue
pendant quelques centaines de millisecondes seulement.
- La mémoire à court terme
C'est aussi la mémoire immédiate, ou mémoire primaire. Elle est limitée en taille et
en durée et est en étroite relation avec les capacités attentionnelles. Elle est définie
par la faculté de garder en mémoire pendant un laps de temps très court (moins d'une minute
environ) une information et de pouvoir la restituer pendant ce délai.
- La mémoire à long terme
Cette mémoire a une contenance et une durée de conservation de l'information qui sont
illimitées.
D'une capacité considérable, la mémoire à long terme est dépositaire de nos
souvenirs, de nos apprentissages, en résumé, de notre histoire.
Il est possible de schématiser cette mémoire à long terme comme la succession dans le
temps de trios grands processus de base : l'encodage, le stockage et la restitution des informations.
Elle est très impliquée dans le raisonnement puisque nous pouvons nous aider de plans d'action
stockés en mémoire pour résoudre un nouveau problème.
Comment mémoriser
- Analyse
Décomposer un mot et le répéter par exemple, découper une histoire en plus petits
modules reliés logiquement entre eux, faire un plan, comparer avec ce qu’on connaît
déjà, etc.
- Association
Associer son et image, associer deux mots ayant des sens approchés, associer avec un souvenir ancien,
etc.
- Concentration
Se concentrer et catégoriser
- Conceptualisation
C'est aussi la mémoire des règles et des concepts qui permet la construction d'une
représentation mentale du monde sans la perception immédiate. Ce contenu est donc abstrait et
relationnel, et il est associé à la signification des symboles verbaux.
- Contexte
La mémoire est extrêmement corrélée aux autres fonctions cognitives, au
comportement global de l'individu et à son environnement. Elle est parasitée par des troubles
attentionnels. Les facteurs susceptibles d'influencer le fonctionnement mnésique sont multiples et
variés : les possibilités perceptives, le degré de vigilance, d'éveil
- Logique
Grouper par unités significatives et apprendre par coeur
- Méthodologie
Pour retenir un fait, apprendre une langue, il faut agir avec un minimum de méthode et de logique. Il faut
réfléchir, analyser, organiser, résumer, etc.
- Oubli
L'oubli est la condition indispensable de la mémoire. Pourquoi ? L'oubli intervient parce que notre
cerveau est organisé pour éliminer tout ce qui pourrait l'encombrer inutilement ou lorsque
l'information n'a pas subi le traitement approprié. Le processus d'organisation est essentiel dans le travail
et le succès du rappel : les chances de retrouver un souvenir, dans l'immense bibliothèque qu'est
la mémoire sémantique, dépendent de la qualité avec laquelle on a
étiqueté ce souvenir. L’oubli n’est jamais total. Les souvenirs s’effacent peu
à peu s’ils ne sont pas réactualisés mais ne disparaissent jamais
complètement.
Outils pour retenir
Avec l’essor des nouvelles technologies, de plus en plus d’outils linguistiques sont disponibles,
s’adaptant à chaque stratégie d’apprentissage. Chacun de ces outils permettent de
travailler une compétence particulière : voir des films, écouter un CD-ROM, lire la
presse étrangère, écrire le résumé d’un film, d’un article,
jouer en ligne (structure de la langue et vocabulaire), s’enregistrer et s’écouter, etc
Reconstruction
En plus d'être associative, notre mémoire est aussi une reconstruction…
Contrairement à l'image classique d'une vaste collection de données archivées, la plupart de
nos souvenirs sont des reconstructions. En effet, les souvenirs n'étant pas stockés dans le cerveau
comme des livres dans une bibliothèque, leur rappel exige à chaque fois une reconstruction
à partir d'éléments épars.
Réflexes
La mémoire est aussi affaire de réflexes. Lorsque nous conduisons une auto, nous effectuons
plusieurs tâches complexes simultanément et il est peu probable que ces différents types
d'information soient pris en charge par un système de mémoire à court terme unique.
Maîtriser une langue étrangère est aussi affaire de réflexes. Il faut parler sans avoir
à chercher ses mots.
Sens
C’est pour cela que l’apprentissage d’une langue étrangère devrait absolument
partir de ce qu’il y a de plus naturel : les sens en utilisant tout son être (vue, ouïe, mains,
action, etc.
Stockage
Une information qui a subi les processus d'encodage peut être stockée de manière
définitive. Néanmoins, il existe un certain degré d'effacement signifiant que le stockage
dépend là aussi de processus actifs. Ainsi, l'information doit être consolidée pour
devenir moins vulnérable à l'oubli. C'est cette consolidation qui différencie le souvenir des
faits récents du souvenir des faits anciens. Le sommeil joue un grand rôle de consolidation. Un
processus de reconstruction intervient ensuite. De nouvelles informations peuvent en rappeler de plus anciennes.
Ces anciennes informations sont alors confrontées aux nouvelles, retravaillées,
réactualisées. Les anciens souvenirs sont donc inconsciemment à nouveau
mémorisés, en fonction des souvenirs plus récents.
Apprendre efficacement une langue étrangère
Apprendre une langue étrangère relève d'un travail extrêmement complexe. Toutes sortes de paramètres entrent en jeu aussi bien la méthode que l'environnement. Négliger certains de ces paramètres et l'étude devient moins efficace.
A. Les côtés négatifs
Anxiété
Les expectatives pessimistes : l'anxiété, la peur de l'échec, un niveau élevé
de stress nuisent à la concentration. Il faut alors s'entraîner à changer sa façon de voir
les événements et à mieux résister aux pressions psychologiques.
Par contre, une légère anxiété peut améliorer les performances de
l’apprentissage.
Dépression
Le cerveau des gens déprimés est trop actif à performance égale lors d'une
tâche de mémorisation et est plus sollicité par toutes de préoccupations
négatives. Il peut diminuer les capacités d’apprentissage.
Émotivité
Des gens qui s’émeuvent pour des riens éprouvent des difficultés à
apprendre. Ils ne peuvent se concentrer sur leur tâche.
Pauvreté
C’est une évidence que, si on en a les moyens, on peut apprendre plus facilement une langue
étrangère grâce aux voyages et à l’acquisition d’outils de travail plus
ou moins chers ainsi que la possibilité d’assister à des cours.
Solitude
La solitude est une entrave à la capacité de mémoriser. Par contre, la communication facilite
l’apprentissage par l’émulation, la compétition, l’empathie,
l’intérêt qu’on porte aux autres.
Monotonie
Exercices de grammaire barbants, formules à appliquer, contrôles et notes-sanction à
l’école : rien de vivant ne permet vraiment de progresser dans la joie de l’étude
d’une langue...
Un cours de langue doit être vivant, intéressant, ludique, encourageant...
B. Les côtés positifs
Attention
Lors d'une activité de résolution de problème, nos capacités d’attention
nous permettent de se focaliser, de se concentrer sur toutes les données du problème et de
déterminer les plus pertinentes. Ceci permettra d'identifier clairement le but et la stratégie à
adopter pour l'atteindre. L'attention permet d'écarter les interférences qui pourraient perturber le
raisonnement.
Apprendre une langue étrangère est donc étroitement lié à l’attention
qu’on lui porte.
L'attention ne doit pourtant pas se focaliser cependant sur la vitesse et le nombre de pages à parcourir.
Écouter, lire, ne fait pas retenir. Il faut plus que cela.
L’attention consiste à diriger son attention vers des aspects précis de la tâche
à
effectuer. Elle contrôle l'entrée des informations. C'est un processus de sélection quand il
est
orienté (attention sélective). Plus il est sélectif, plus il facilite le traitement ultérieur
des informations. La focalisation sur un et un seul aspect de la tâche à la fois permet d'éviter
le sentiment de confusion créé par un nombre trop élevé de données
simultanées. Pour cela, la tâche globale doit d'abord être découpée en
unités plus réduites. Les ruptures entre ces divers aspects d'une même tâche sont tout
autant d'occasions naturelles de pauses, le temps d'une détente rapide et d'une activation plus physique.
Ce temps de repos, même s'il est très court (quelques minutes), permet une
récupération éclair de nos capacités à faire attention. L’attention
facilite aussi l'assimilation, dans la mesure où un rappel rapide des points principaux à
dégager de la phase précédente facilite l'enregistrement des informations essentielles dans
la mémoire à long terme et la construction progressive de la connaissance à propos de la
matière étudiée.
Étant donné qu'il nous est impossible de traiter simultanément toute l'information qui se
présente à nous, une analyse successive des informations est réalisée. Ce type
d'attention sélective opère dès lors que nous avons un choix à effectuer pour la
sélection d'une information répondant à nos attentes dans des circonstances
données. Seule l'information sélectionnée est examinée. L'attention sélective
permet donc de se focaliser sur un point en se coupant mentalement de l'environnement, sans devoir pour autant
s'isoler physiquement.
L'attention favorise l'ouverture de tous nos sens à la réalité externe ou interne. Elle nous
assure une réception maximale de toutes les informations en provenance soit de notre environnement
(messages et signaux visuels, auditifs, olfactifs et autres), soit de notre milieu interne (sentiments, émotions,
état physiologique). Qu'il s'agisse de rester attentif lors d'un exposé, d'être vigilant lors d'une
observation ou d'être réceptif lors d'une entrevue, la maîtrise de son attention est un
préalable incontournable de tout apprentissage. L'attention et la concentration (voir ci-après) sont
deux processus psychologiques qui consomment beaucoup d'énergie. Mais elles sont essentielles au bon
apprentissage d’une langue étrangère.
En résumé, il faut :
- Ne pas manquer une information importante
- Pouvoir porter rapidement son attention sur une tâche
- Devenir plus résistant aux distractions
- S’entraîner à maîtriser son attention de plus en plus longtemps
- Le faire avec de moins en moins d’efforts
- Maximiser l'utilisation de ses ressources intellectuelles. Rechercher donc l’efficacité dans cet
important travail.
L'attention est particulièrement mobilisée lorsque l'information à traiter est nouvelle,
c'est-à-dire qu'elle n'a pas d'équivalent en mémoire.
Pour certains, il n’est pas problématique d’écouter de la musique tout en travaillant.
Évidemment, la fatigue, l’alcool, les drogues diminuent l’attention.
Certaines caractéristiques des situations favorisent la mobilisation de l'attention : l'échange
et la discussion, une lecture palpitante, un exposé vivant et plein d'exemples, l'utilisation de plusieurs
supports auditifs et visuels rendent l'écoute plus facile et moins fatigante. Le problème du
contrôle se présente surtout lors d'une lecture fastidieuse ou un cours difficile à suivre,
abstrait et qui sollicite peu l'attention spontanée (voix monocorde, pas de support visuel). Quelques
tactiques s'avèrent très utiles dans ces cas-là pour garder son esprit sur le sujet
traité : prendre des notes ou organiser les idées sous forme de schémas,
décrocher volontairement (regarder dehors, prendre conscience de sa position, de sa respiration,
se relaxer) pour mieux raccrocher dans la minute qui suit, suivre l'exposé en suivant dans le manuel du
cours, noter les pensées distrayantes sur une feuille de papier.
Prendre le contrôle de son attention et de sa concentration commence donc par une réflexion sur
son type de motivation et l'adoption des attitudes les plus propices à favoriser une motivation : adoption
d'une perspective à long terme, recherche du sens et de l'utilité de la tâche pour soi
(rappel de ses buts et objectifs personnels), amour du travail bien fait, attitudes positives, anticipation de
réussite. Certaines techniques d'auto conditionnement positif peuvent être ici d'une grande aide
dans le cas d'une motivation chancelante: le respect des temps prévus (éviter les
dépassements), ne jamais aller jusqu'à l'écœurement, se donner un système
de récompense et le respecter. Notre subconscient enregistre les expériences
désagréables et offrira d'autant plus de résistance une prochaine fois que nous n'aurons
pas respecté nos engagements vis-à-vis de nous-mêmes la fois précédente.
Concentration
Les attitudes négatives : le manque d'intérêt pour la tâche, un langage intérieur
démobilisant, la lenteur à démarrer rendent la concentration difficile. Plus on se
dégoûte de faire une tâche et plus elle semble traîner en longueur. Les symptômes
en sont la lenteur à se plonger dans une tâche, la difficulté à résister aux
sollicitations de l'environnement (bruits, sons, images, discussions), la difficulté à résister
aux autres préoccupations personnelles (soucis, inquiétudes, rêveries, envies diverses),
la difficulté à rester longtemps concentré (pendant un cours, une lecture ou un travail).
Les problèmes personnels : les soucis financiers, les déséquilibres affectifs et les
préoccupations matérielles sont parmi les sources de difficulté de concentration les plus
fréquentes.
Le problème est qu’il faut une très forte concentration pour apprendre une langue
étrangère
Il y a un niveau d'activation cérébrale optimal pour chaque activité. Un travail routinier,
répétitif et fastidieux bénéficiera d'une ambiance stimulante et d'un niveau
élevé d'activation cérébrale. Il nous faut en conséquence, adapter notre
environnement de travail à la nature de la tâche : atmosphère tranquille, calme et
relaxée.
Plus la tâche est complexe, nouvelle, abstraite, rebutante et de faible qualité, plus grand est l'effort de
concentration à fournir, et plus rapide la fatigue à venir.
La durée de concentration efficace varie en effet selon la réserve d'énergie disponible et
selon la difficulté de la tâche. On peut l'allonger avec de l'entraînement. Des pauses
régulières (ex : 10 min. par heure de travail soutenu) sont souhaitables pour la
récupération et l'assimilation. La capacité minimale souhaitable de concentration soutenue
(sans pause) devrait être d'au moins 20 minutes.
Il est donc particulièrement important d'accorder une grande attention au choix des moments de la
journée, des lieux et des ambiances de travail (sonores, visuelles, éclairages, etc.)
Les facteurs nuisibles à la concentration sont la fatigue physique et nerveuse. Il est peu
recommandé d'étudier après la pratique intensive d'un sport, à la fin d'une
journée chargée en activité intellectuelle ou à la suite d'une période
d'étude prolongée.
Un individu peut être déconcentré pour de nombreuses raisons: fatigue, stress, surmenage,
consommation d'alcool, de drogues (cannabis, ecstasy) ou de certains médicaments (somnifères,
tranquillisants, antidépresseurs).
Souvent, les conditions mêmes dans lesquelles l'apprentissage a lieu (un bruit gênant, par exemple)
empêchent une perception efficace. Il arrive aussi que les difficultés proviennent d'une mauvaise
vision ou d'une audition défaillante. Lorsque l'information est mal saisie, son analyse requiert plus d'efforts
et, surtout, elle risque d'être imparfaite, ce qui mettra en péril sa sauvegarde dans la mémoire
à long terme.
Le contrôle de son langage interne est aussi un facteur important de la mobilisation et de la focalisation de
l'attention et du maintien de la concentration sur la tâche effectuée. Le langage interne est une sorte
de discours intérieur avec nous-mêmes qui accompagne tout naturellement notre fonctionnement
cérébral.
On s’aperçoit qu’on a perdu toute concentration quand on décroche pendant
une lecture et qu’on s’aperçoit qu'on vient de lire une page ou deux en pensant à
autre chose, et qu'on n'a aucune idée de ce qu'on vient juste de lire, qu’on tombe en état
d'hypnose durant un exposé magistral et qu’on écoute sans enregistrer la moindre
information, qu'on est obsédé par une idée récurrente pendant une période
d'étude, une pensée qui nous hante et nous empêche de nous concentrer dès qu'on
se remet au travail.
Consolidation
La consolidation est un processus dynamique et graduel qui permet la réorganisation et la stabilité
de l'information retenue. Par ce processus, la mémoire devient plus résistante à la dislocation.
La reconnaissance permettra de nuancer entre une difficulté d'accès et la capacité
d'emmagasiner en mémoire à long terme.
Curiosité
La curiosité incite à apprendre une langue étrangère. Associée au jeu et
au plaisir, c’est un des meilleurs atouts pour s’en sortir avec succès.
Effort
Un effort constant, quotidien, bien dosé est nécessaire à l’apprentissage d’une
langue étrangère.
Émotion
Le contexte émotionnel permet généralement un meilleur encodage de l'information. Cela
contribue à consolider le souvenir.
Beaucoup de gens se rappellent où ils étaient le 11 septembre 2001 ou le jour du
décès de la princesse Diana.
Un souvenir très vivant et détaillé, qui ressemble à une photo prise quand se produit
un événement marquant et déclenché par une forte émotion (individuelle ou
collective), persiste pendant très longtemps.
Par ailleurs, le caractère émotionnel est important : nous ne pouvons retenir ce pour quoi nous ne
voyons pas d'intérêt ou de sens. Plus on met d'indices émotionnels, mieux on
mémorise.
Mais attention, des émotions négatives, longues et répétées peuvent
perturber le processus d’apprentissage.
Enthousiasme
Attention à ce que l’enthousiasme ne soit que passager. On est tout feu tout flamme au début
de l’apprentissage d’une langue étrangère, puis au fur et à mesure que les
difficultés d’apprentissage s’accumulent, on abandonne peu à peu.
Inconscient
Écouter une langue étrangère à la télé ou à la radio, associer
des images même si on ne comprend pas fait partie de l’apprentissage inconscient. On est
bercé par la musique de la langue. On reconnaît des mots ici et là. Bref, on apprend sans se
rendre compte. Mais ne faire que cela ne permettra pas de faire de réels progrès. C’est juste
un complément.
Intérêt
Ça rejoint un peu la motivation.
Apprendre est plus facile lorsque le sujet vous passionne. La motivation est donc un facteur qui favorise la
mémoire. Des jeunes qui ne réussissent pas toujours très bien dans les matières
scolaires imposées ont souvent des mémoires phénoménales pour les statistiques
de leur hobby favori.
Motivation
Il faut avoir quelque chose à dire, avoir les moyens de le dire, et surtout avoir motif à le dire.
Alors, la motivation et le plaisir sont fondamentaux pour progresser dans les différents domaines cognitifs.
Il faut donc être fortement motivé pour apprendre une langue. Il faut aimer le pays et les gens
concernés, avoir des projets.
La mémoire a besoin de motivation.
La motivation, condition d'une bonne mémorisation, peut être spontanée. Nous prenons plaisir
à apprendre. Dans d'autres circonstances, il faut mobiliser les ressources nécessaires pour atteindre
un objectif qui nous intéresse peu.
L’intérêt éprouvé pour l'activité elle-même facilite un
démarrage rapide et une excellente résistance aux distractions, en même temps qu'une
approche en profondeur de la matière. Une motivation orientée exclusivement vers la réussite,
c'est-à-dire sans intérêt réel pour la tâche elle-même est déjà
moins favorable à la concentration, en ce sens que la pensée est plus tournée vers
l'anticipation des résultats et leurs conséquences (bonnes notes, fierté, réussite
professionnelle) que vers le traitement de la tâche elle-même. Ce type de motivation favorise tout de
même l'autodiscipline et la persévérance face aux difficultés, ainsi qu'une approche
stratégique de l'apprentissage. Il s'accompagne en général d'un fort sentiment de
compétence à atteindre les objectifs fixés. L'absence de motivation ou une motivation de
type extrinsèque engendre plutôt résistance, anxiété, et une approche
superficielle de l'apprentissage orientée vers les examens et les exigences de l'enseignant.
L’activité mentale de l'apprenant sera tributaire du degré de motivation qu'il mettra à
effectuer les tâches proposées. Cela sera possible si l'apprentissage est vécu comme une
façon de résoudre des problèmes et si le recours à la langue est
systématiquement finalisé (écouter, parler, lire et écrire selon un but précis)
pour éviter l'écueil d'une situation scolaire qui conduit souvent à s'intéresser à
la description d'une langue plus qu'à sa valeur d'usage.
Sympathie
Ressentir de la sympathie facilite l'apprentissage. On entend par sympathie l'affinité qu'il peut exister
entre deux personnes où ce qui affecte l'une affecte l'autre. Cette affinité fait aussi que l'on est
attiré par les autres, que l'on se sent concerné par ce qui peut arriver à autrui.
Vigilance
Personne ne niera l'intérêt des exercices destinés à assurer la maîtrise des
formes et de la syntaxe. Il faut néanmoins se défier des exercices de simple systématisation
à occurrences très redondantes qui, entraînant une chute progressive de vigilance, tendent
à devenir progressivement contre productifs. En tout état de cause, ils devront être clairement
contextualisés si l'on veut stimuler l'association du choix de la forme avec la recherche d'un effet de sens.
Volonté
normal. Surtout au début des révisions. La mémorisation est un exercice, au même titre
que la gymnastique, il faut un entraînement quotidien. C’est pourquoi il est important de travailler chaque
jour. Ainsi la mémoire est échauffée. Quand on reprend le texte à apprendre, on se
rend compte que les informations nous reviennent facilement. Au bout d’un certain temps, il nous suffira
juste de lire les grands titres des chapitres pour se souvenir du reste. Par conséquent, révisons
régulièrement.
A. L’hygiène
Sieste
La sieste est signe de longévité et de puissance intellectuelle. La sieste protège aussi
le cœur et les vaisseaux et diminue grandement la mortalité cardiovasculaire de 37% ! Une telle
démonstration devrait nous inciter à réorganiser notre emploi du temps et notre mode de vie.
En effet, contrairement à ce qu’on pense, la sieste n’est pas affaire de paresseux mais au
contraire s’adresse aux gens très actifs. Elle recharge les batteries et redonne une nouvelle
énergie au travail commencé dans la matinée. Une petite sieste de ½ heure
équivaut à 2 heures de sommeil profond. Pour ceux qui apprennent les langues
étrangères, elle consolide les acquisitions et permet à nouveau de bien se concentrer.
Sommeil
Le sommeil a un effet particulièrement bénéfique sur la rétention des informations
acquises la veille. Contrairement à ce que l'on a pu croire encore récemment, on n'apprend pas en
dormant (magnétophone allumé pendant qu’on dort), mais on retient mieux grâce
à un sommeil suffisant (8 heures au minimum pour un adolescent et un jeune adulte), régulier et de
qualité.
Le sommeil contribue à consolider les souvenirs, à mettre de l'ordre dans tous les savoirs acquis
avant l'heure du coucher et à intégrer ces informations aux zones neuronales existantes.
Le sommeil est réparateur. Même sous la forme d'une courte sieste, il aide au traitement de
l'information et à l'apprentissage. Globalement, ces études suggèrent que le cerveau utilise
une nuit de sommeil pour consolider la mémoire des habitudes, des actions, et des acquis du jour.
Bien dormir est donc primordial.
Sport
Nous avons acquis des habitudes de vie et d'hygiène personnelle déséquilibrées :
activités physiques insuffisantes, nutrition inadaptée, loisirs et distractions insuffisantes. Il est sage
de prévoir dans son horaire journalier et hebdomadaire des temps de détente, d'activité
physique et de loisir et de se donner des récompenses pour une période de travail bien remplie.
Marcher rapidement (il n’est pas nécessaire de courir) active la circulation, irrigue le cerveau et fait
fonctionner nos neurones efficacement. Une bonne marche de une heure ou deux nous aide à bien dormir.
B. L’alimentation
Café
Nos neurones aiment le café. Le café serait donc bon pour le cerveau. Les performances cognitives
seraient améliorées par la caféine contenue dans le café. Ceux qui montrent le plus
petit déclin cognitif sont les consommateurs de trois tasses de café par jour. Les raisons de cet
effet positif du café pourraient venir du magnésium et des polyphénols (aux
propriétés antioxydantes) qu'il contient. Mais également du fait que la caféine stimule
la sécrétion d'acétylcholine qui agit sur l'hippocampe et donc sur les fonctions de
mémoire.
Drogues
Le tabac et plus encore, l'alcool nuisent à la mémoire. Ce dernier, à l'origine
d'amnésies lacunaires, exerce une action négative sur les neurotransmetteurs et dans les cas
d'alcoolisme chronique peut provoquer des lésions cérébrales irréversibles. Le
recours aux somnifères hypnotiques ne favorise pas une bonne mémoire, parce qu'ils
altèrent l'une des phases importantes du sommeil : la phase paradoxale, au cours de laquelle le processus
de mémorisation est très actif.
Légumes
Le cerveau aime les légumes. Le fait de manger des légumes pourrait ralentir le déclin
mental souvent lié au vieillissement. Les légumes verts, tels que les épinards, le choux
frisé et les feuilles de choux sont très riches en vitamine E, antioxydant combattant les toxines.
Les personnes qui mangent plus de deux rations de légumes par jour ont 40% de déclin en moins
que ceux qui en mangent peu ou pas.
Médicaments
Certains médicaments peuvent avoir une action défavorable sur la mémoire :
sédatifs, hypnotiques, antinauséeux, antivertigineux du fait de leur action neuroleptique,
antidépresseurs, antihypertenseurs.
S'ils activent certaines fonctions, ils nuisent en même temps au sommeil si important dans la qualité
de la mémoire.
Aucune substance chimique ne peut être considérée comme spécifique de la
mémoire.
Obésité
Obésité et mémoire ne font pas bon ménage. L'excès de poids engendre
une détérioration des capacités cognitives. Le tissu neuronal pourrait en effet subir l'action
de substances sécrétées par les cellules adipeuses ainsi que de problèmes
vasculaires liés à l'obésité.
Cependant, le cerveau consomme beaucoup d’énergie. Il a besoin d’une alimentation
équilibrée, en vitamines, en calories et en oligo-éléments.
Une alimentation adaptée est indispensable pour assurer un fonctionnement correct de notre cerveau.
Celui-ci a d'abord besoin de glucose, son carburant de base. Cette énergie lui est apportée par
les céréales (surtout le pain), les pâtes, le riz, les légumineuses, les pommes de terre.
A elle seule, notre matière grise utilise 20% de l'énergie alimentaire consommée.
Pendant le sommeil, ces dépenses augmentent. Le repas du soir ne doit donc pas être trop
léger et doit contenir des sucres lents.
Pommes
Les pommes sont bénéfiques pour la mémoire. Manger des pommes et boire du jus de
pomme permettent d'améliorer les problèmes de mémoire survenant avec l’âge.
Cette consommation protège du vieillissement des cellules qui contribuent à la perte de la
mémoire. Plusieurs pommes par jour ou du jus de pomme contribuent à améliorer sa
mémoire.
Thé vert
Du thé vert est bénéfique pour conserver une bonne mémoire. Un antioxydant
contenu dans le thé vert peut protéger le cerveau de la destruction de la mémoire
causée par la maladie d’Alzheimer.
Vitamines
D'autres substances sont également indispensables pour le métabolisme cérébral :
des vitamines (notamment B 1 et B 3) et de bonnes graisses (oméga 3). Ces dernières substances
sont bénéfiques pour les neurones et leurs connexions. Elles se retrouvent en quantité
suffisante dans les huiles de colza et de noix, ainsi que dans la chair des poissons gras.
III. Exercices d’apprentissage
A . La situation
Activité
L’apprentissage des langues doit surtout rester un processus actif : associer, classer,
répéter, traduire, se corriger, répondre à des questions, mémoriser, se
mettre en situation... autant d’exercices qui permettent de retenir. Écouter passivement, en
rêvant n’apportent guère de progrès.
S’amuser
Il faut savoir joindre l’utile à l’agréable grâce à des exercices
d'entraînement ludiques. L'entraînement n'est efficace que s'il n'est pas routinier : il faut donc diversifier
les exercices et les rendre attrayants.
Découvrir
Apprendre une langue étrangère, c’est partir à la recherche de l’autre, de sa
façon de penser, de ses coutumes, de son folklore. On n’apprend pas des phrases insipides mais
une langue avec tout un contexte historique, géographique et culturel (dialogues vivants, récits,
descriptions, etc.
Dialoguer
Apprendre une langue, c’est aussi dialoguer, anticiper la pensée de l’autre. C’est faire
des efforts pour se faire comprendre. C’est être surpris, c’est surprendre. On questionne,
on répond, on cherche ses mots, on se fait aider, corriger.
Diversifier
Il est très important de diversifier les exercices d’apprentissage. La monotonie, l’ennui sont
de grands ennemis pour ceux qui veulent apprendre une langue. Chaque jour ou presque devrait être
l’invention d’un nouveau jeu, d’une nouvelle stratégie.
Effort
L’apprentissage d’une langue exige beaucoup d’efforts en continu. Nombre de gens sont
enthousiasmés à l’idée d’apprendre une langue. Ils vont pouvoir gagner la
confiance des natifs, les étonner. Au début, c’est tout feu tout flamme. On apprend des
heures durant puis peu à peu on se décourage car on s’aperçoit qu’on ne
progresse pas rapidement, qu’on stagne. On saute un jour, puis deux et enfin, on abandonne. Il faut savoir
qu’apprendre une langue étrangère exige de gros efforts en continu sur une très
longue période. Mieux vaut apprendre une heure à une demi-heure par jour qu’une
demi-journée puis ne rien faire une semaine durant.
A chaque jour suffit sa peine.
Entraînement
Le cerveau est comme un muscle. Il faut l’entraîner chaque jour.
Chaque jour, à tout âge, il faut cultiver sa mémoire, l’enrichir de nouvelles
connaissances.
Plus on commence tôt ces exercices, plus on garde une bonne mémoire.
Quel que soit l'âge ou la profession, il est indispensable de rester en bonne forme physique et mentale.
S'il est relativement facile de pratiquer de l'exercice physique, exercer ses neurones est plus difficile et les
résultats ne sont pas tout de suite perceptibles. Pourtant, les bénéfices potentiels valent le
coût de faire des efforts. En effet, la recherche scientifique met en avant qu'il faut faire fonctionner ses
neurones pour les maintenir en activité le plus longtemps possible.
Environnement
Le lieu, l’éclairage, l’odeur, les bruits, bref tout le contexte présent lors de la
mémorisation s’enregistre avec les données à mémoriser. A contrario, si on
a des pensées parasites, on apprend mal.
Les souvenirs sont organisés en fonction de leurs relations temporelles et contextuelles avec d'autres
événements.
Par conséquent, si l'on a un trou de mémoire, on peut s'aider en se remémorant le lieu de
l'apprentissage ou encore l'endroit dans le livre où était l'information. Plus, un fait sera vu dans des
contextes différents, mieux il sera retenu.
Pour apprendre une langue étrangère, il faut soigneusement choisir le cadre dans lequel on travaille.
Un fauteuil confortable, un endroit calme et agréable. Personnellement, j’apprends rapidement quand
je suis dans la nature loin de tout bruit parasite, en me promenant avec les écouteurs à
l’oreille ou disposant d’un carnet qui me sert à répéter les phrases ou assis
à la table d’un kiosque en train d’écrire tranquillement en examinant, entre chaque
exercice, ce qui se passe autour de moi : je repose mon esprit avant de reprendre l’activité.
Expérimenter
L’étape ultime de l’apprentissage implique l’émission d’un
comportement dans un nouvel opérant différent de celui apparu dans la situation
d’apprentissage de départ.
Les stratégies en sont les suivantes: repérer (identifier le nouveau), comparer (rapprocher du connu),
élaborer des hypothèses sur le sens ou le fonctionnement, essayer ces hypothèses, les
valider ou les invalider et les mémoriser. D'où on le voit, une grande parenté avec la
démarche expérimentale. La conséquence didactique en est qu'il convient d'enrichir le
milieu langagier de façon raisonnée afin de multiplier les possibilités d'exposition à
la langue si l'on veut créer une situation-problème véritable. En effet les données
langagières proposées dans les documents de classe sont souvent pauvres parce qu'abusivement
et nécessairement didactisées et épurées.
Apprendre une langue étrangère, c’est expérimenter, découvrir à
travers son propre corps, dans toutes les situations possibles.
Immersion
Les langues s'apprennent mieux en situation d'immersion totale. Il est conseillé, si c’est possible, de
passer une année ou deux dans un pays parlant la langue souhaitée afin de mieux saisir les
différences d'expressions orales et écrites. De plus, en se débrouillant seul, on apprend
plus facilement à comprendre la langue, les coutumes et la culture d'un pays.
Internet
Grâce à l'internet, on se retrouve chaque soir ou presque à répondre à des
messages d'amis, provenant du monde entier... Une excellente occasion de pratiquer une langue
étrangère.
Organisation
En développant une organisation personnelle de son travail (temps, espace, outils), on peut favoriser la mise
en route immédiate et minimiser les dépenses d'énergie relatives à l'effort de
concentration.
Pays de la langue cible
Pratiquer dans le pays est évidemment la meilleure solution car on peut se faire corriger. Pour les timides,
c’est très difficile au début car ils ont peur qu’on se moque des fautes qu’ils
pourraient commettre. Ceux qui sont hardis, bavards, extravertis, de bonne humeur, apprennent plus facilement.
Pratiquer
De la mise en pratique par des activités de transfert dans des situations nouvelles permettant de stocker
ces nouvelles représentations intermédiaires.
Si possible, aller souvent dans le pays.
Il faut s’immerger dans la langue et pratiquer, pratiquer, pratiquer. Apprendre par coeur des règles
de grammaire, c’est bien, mais rien ne vaut la pratique. Plus on écoute, on lit, on pratique, plus vite
on comprend les phrases et mots. On apprend alors d’une façon relativement facile.
Stratégie
Les tâches seront d'autant plus pertinentes en matière de développement des
stratégies qu'elles seront orientées ou finalisées et imposeront de ce fait à
l'apprenant de mettre en place un plan d'action efficace.
Chaque stratégie est efficace que si elle est adaptée à sa personnalité propre.
Si on a une mémoire auditive, on préférera les ressources audio et vidéo.
Si on a une mémoire visuelle, on optera pour les DVD et les ressources écrites (presse,
littérature).
Temps
La quantité de choses apprises est proportionnelle au temps qui y est consacré. En théorie,
si on apprend une langue durant deux heures par jour, on pourra l’acquérir en deux fois moins de
temps que si ont travaille une heure par jour. Il y a pourtant quelques exceptions dont la première est la
suivante : lorsque les périodes d'apprentissage sont trop rapprochées, on est moins efficace que
si elles sont bien espacées.
Cependant n'importe quelle personne à l'esprit un peu critique se rend compte que la maîtrise d'une
langue étrangère ne peut s'obtenir qu'avec de nombreuses heures d'imprégnation et de
pratique.
Ce sont des milliers d’heures de travail qu’il faut envisager réparties sur plusieurs
années de travail. Tout dépend l’emploi qu’on veut faire de cette langue.
Voyage
Des voyages linguistiques permettent d’apprendre rapidement la langue. Encore faut-il en avoir les moyens.
Apprentissage
L’ apprentissage passif, semi-passif, actif.
Passif : j’écoute seulement.
Semi-passif : je répète, je copie, je lis.
Actif : je traduis, j’invente, je corrige, je révise, je me teste.
On alternera ces trois méthodes.
Associer
Les informations isolées se mémorisent moins bien que les informations associées
à des connaissances existantes.
Plus il y a d'associations entre nouveautés et ce qui est déjà connu, meilleur est
l'apprentissage.
Le processus d'encodage fait également référence non seulement à l'information
ciblée, mais également sur son contexte environnemental, cognitif et émotionnel. De plus
l'association d'idées ou d'images par des moyens mnémotechniques contribue à
créer des liens qui facilitent l'encodage.
Et ce lien sera d'autant plus efficace qu'il a une signification pour nous. Donc prendre le temps de trouver ce lien
peut être payant en fin de compte.
Plus il y a d'associations reliant les éléments nouveaux à ce qui est déjà
connu, meilleur est l'apprentissage. La stratégie qui consiste à comprendre le sens et à le
relier à ce qui est déjà connu est beaucoup plus efficace que le simple rabâchage. La
capacité de comprendre et d'organiser l'information dépend de la compétence de chacun.
La compétence vient renforcer la mémoire.
Les types d’association sont infinis. C’est une question d’imagination.
Voici des exemples :
- Associer l’image/la carte postale/l’affiche/le nom à l’élément
indiqué (son, objet, image, carte)
- Pour retenir un mot, l’employer dans des contextes différents.
- Jeu des questions-réponses.
- Etc.
La langue est un filet sémantique avec une infinité de noeuds qui sont les mots. Plus un mot est
riche de sens, plus il a de connexions avec d’autres mots, plus il a d’emplois dans des phrases
diverses et plus il est long à maîtriser. Maîtriser l’apprentissage d’un mot est
savoir tous ses sens. Le mot « lapin » est pauvre de sens puisqu’on
l’associe immédiatement à l’animal tandis que le mot
« faire » est très riche de sens et peut s’employer dans toutes sortes
de situations. C’est pourquoi, dans l’apprentissage d’une langue, il est non seulement
essentiel d’apprendre les mots mais aussi les expressions et des phrases qui utilisent ces mots.
Catégoriser
La catégorisation nécessite une maturation d'une bonne mémoire de travail. Il ne suffit pas
de répéter, il aussi organiser son travail. Si l’adulte a une moins bonne mémoire que
l’enfant, il se rattrape par son esprit logique.
L’enfant va apprendre de façon décousue. L’adulte va construire des liens logiques,
faire un plan, réfléchir à d’autres situations proches, construire une
« grammaire des faits ». Il va théoriser pour mieux retenir.
Chercher
Apprendre une langue étrangère, c’est aussi chercher, se poser des questions, rechercher
un complément d’informations, chercher une explication à une expression obscure, en
trouver l’étymologie puis l’expérimenter.
Corpus
Le corpus doit être significatif. S’il est trop restreint, on ne va pas loin dans l’apprentissage.
Le thème choisi devrait (presque) varier à l’infini. Pour retenir un mot, une expression, ils
doivent être réemployés dans le maximum de contextes possibles. Mieux vaut étudier
plus ou moins superficiellement un contexte riche qu’apprendre par coeur un contexte restreint.
Dictaphone
C’est un outil génial s’il est de bonne qualité et comportant de nombreuses fonctions.
Exemple : le Sony IC Recorder ICD-MX20 que j'utilise constamment
On enregistrera un natif de la langue.
Ce magnétophone permet d’écouter une phrase à l’infini par la simple
pression d’une touche. On peut inclure un blanc pour répéter la phrase. On peut enregistrer
une phrase en français, inclure un blanc pour chercher rapidement la traduction, puis écouter la bonne
traduction pour vérifier.
On peut faire de même avec une liste de mots.
Le dictaphone est petit, discret. La meilleure façon d’apprendre est d’aller se promener et de
travailler discrètement avec.
Sortir permet aussi de changer de cadre (rester à la maison peut devenir fastidieux) et donc de renouveler
l’intérêt pour la langue. Double bénéfice, on fait du sport en même temps.
Diversification
La conséquence didactique en est qu'il conviendra de diversifier à l'extrême les tâches
de réemploi dans des contextes encore une fois différenciés.
Écouter
Écouter une langue étrangère fait partie de l’apprentissage. C’est la
méthode la plus passive, celle qui demande le moins d’efforts... au premier abord. En fait, si le sujet
n’est pas passionnant, on a vite fait de ne plus prêter attention et de laisser divaguer son esprit.
On peut écouter, mais de façon brève et en vue de l’exploitation de ce discours.
S’installer dans un fauteuil, écouter le locuteur étranger n’est pas très efficace.
Apprendre une langue étrangère nécessite une forte participation de l’apprenant.
Écrire
Il semble aussi que la trace écrite d’une leçon puisse constituer un atout
supplémentaire pour l'apprentissage si elle est l'objet d'une reconstitution fondée sur la
mémoire et autorisant (parce que différée) une variété de reformulations
intéressantes.
Apprendre une langue en écrivant fait appel à un autre sens en plus de l’ouïe et de
la vue. On peut écrire un texte de différentes façons :
- Le copier purement et simplement.
- Lire une phrase, l’apprendre par coeur et la recopier de tête.
- Traduire des textes et les vérifier.
- Copier plusieurs fois une phrase pour qu’elle se grave dans la mémoire.
- Faire des exercices proposés par un manuel. Consulter la correction en fin d’ouvrage.
Enrichir
Il est nécessaire d’enrichir le milieu langagier et l'exposition à la langue (milieu souvent trop
pauvre parce qu'abusivement didactisé et épuré) pour susciter déséquilibres
et renversements d'hypothèses.
On pourra tirer parti de toutes les circonstances pour enrichir les apports en introduisant des formes
susceptibles d'interpeller la réflexion.
Évaluer
S’évaluer est un excellent pour voir où on en est, pour progresser et pour
s’encourager.
Par exemple, on peut utiliser un tableau Excel.
On écrit une liste de mots en colonne. On ajoute une deuxième colonne pour la traduction. On cache
cette colonne. On essaie de traduire les mots de la première colonne dans une troisième colonne.
On découvre la deuxième colonne pour corriger. A chaque bonne réponse, on met 1 dans
la quatrième colonne.
On fait le total.
On apprend à nouveau les mots non sus.
On attend le lendemain et on évalue à nouveau le nombre de mots appris. On ajoute de nouveaux
mots et on recommence. Chaque résultat quotidien peut apparaître sur une courbe. En
général, la courbe est toujours montante. Elle apporte beaucoup d’encouragement
à poursuivre l’étude. On peut de ce fait quantifier ses acquisitions.
On peut faire de même avec des expressions et des phrases : de la langue-source vers la langue-cible et
inversement.
Cette façon de procéder permet aussi de réviser.
Attention de ne pas mettre trop de mots ou phrases à chaque fois.
Exercices structuraux
Compléter
Quelques exercices entre autres :
- compléter une phrase par un mot choisi dans une liste
- compléter par l’élément opposé
- compléter une phrase par expansion (adjectifs, compléments de circonstances, relatives,
subordonnées...)
- compléter un discours.
- terminer une description.
- compléter le vocabulaire d’un thème choisi.
Écrire
- Copier un texte de la langue-cible.
- Écrire des notes et messages simples et courts.
- Écrire une lettre personnelle très simple.
- Traduire et corriger ensuite.
- Écrire une petite carte postale envoyée à des amis.
- Écrire des mails à des amis étrangers.
Lire
- Lire des petits textes simples en essayant de comprendre.
- Lire une liste de mots en essayant de traduire.
- Lire en faisant des révisions.
Répéter
- Écouter puis répéter une série de phrases
Substituer
- La substitution simple.
On remplace juste un élément de la phrase. Elle peut ou non entraîner la modification des
autres éléments.
- La substitution complexe.
On remplace plusieurs éléments de la phrase.
- La substitution par expansion ou réduction.
On agrandit ou on réduit la phrase.
Transformer
On écoute une série de phrases puis on opère un changement grammatical à
partir d’une consigne. L’opération de transformation porte sur le même point
grammatical.
Combiner
Deux phrases simples sont réunies en une seule.
Contredire
Écouter une phrase et donner sa propre opinion.
Injonction
Écouter une phrase et la transformer au mode impératif.
Questionner
Écouter une phrase. Poser une question relative à cette phrase.
Compléter
Écouter un début de phrase et la terminer de différentes façons.
Films
Regarder des films sous-titrés : Écouter la langue-cible et lire les sous-titres dans la
langue-source. Inverser ensuite.
Mots grammaticaux
Les utiliser dans différents contextes pour ancrer leur sens.
Regrouper
Regrouper les mots qui relèvent du même champ sémantique ou lexical.
Exercices à trous
Rédactions libres
Inventaire
Concernant le vocabulaire, on peut les regrouper selon quatre critères morphologique, syntaxique,
sémantique ou thématique, ce dernier ayant la priorité si l’on ne veut pas faire
du texte un simple prétexte à un travail décousu sur le vocabulaire.
Jeux
Ils offrent des exercices originaux et amusants mais efficaces et avec des degrés de difficultés
différents. Par exemple :
- Chasser l’intrus (identifier l’élément-intrus ou les éléments en plus).
- Mettre des étiquettes aux images.
- Associer deux mots synonymes parmi une liste proposée.
- Associer deux mots de sens contraires.
- Associer une image à des questions.
- Trouver des mots commençant par la même lettre
- Etc.
L’important est de garder l’intérêt maximum de la langue qu’on étudie.
Lecture
L'une des meilleures méthodes pour exercer sa mémoire des mots et des structures grammaticales
de la langue étudiée est la lecture. En effet, elle met en jeu, en permanence, l'attention, la perception
visuelle, la reconnaissance, la construction d'images mentales, l'organisation des informations etc... toutes
opérations qui façonnent notre apprentissage.
Logique
Il est bon d’apprendre logiquement la langue pour accélérer la rétention des
éléments à mémoriser, découvrir l’origine des mots par exemple,
dégager des règles grammaticales, travailler par thèmes, comparer, associer...
Méthodologie
Il existe de nombreuses méthodes pour l’apprentissage des langues : méthodes
Thomatis, suggestopédie, écoute de Haendel pour apprendre à percevoir les hautes
fréquences, Assimil, Auralog, etc.
Chacune a ses qualités et ses défauts. Choisir celle qui convient le mieux.
Mais les meilleures méthodes sont celles qui associent écoute, films, explications claires, et de
nombreux exercices de consolidation.
Il faut bien sûr apprendre du plus simple au plus compliqué
On apprend aussi en lisant, en écoutant, en parlant, en écrivant.
De nombreuses révisions sont indispensables et ne pas hésiter d’employer mots et
structures dans de nouveaux contextes.
Mnémotechnie
La mnémotechnie peut être aussi un moyen d’apprentissage. Je pense qu’elle est
surtout utile à l’apprentissage de nouveaux mots. Mais peu à peu, on oubliera ce qui nous
a fait retenir le mot. Automatiquement, sans avoir à réfléchir, le sens de chaque mot devra
apparaître immédiatement. Parler, écouter une langue est affaire de réflexes. On doit
pouvoir parler sans chercher ses mots, sans passer par une traduction dans sa tête, sans perdre de temps.
Plus le mot a été vu dans des contextes différents, mieux il sera maîtrisé et plus
vite il sera employé.
Musique
Les capacités cognitives des enfants peuvent être améliorées par la musique ! On
peut écouter une musique en toile de fond pendant l’étude d’une langue. La grande
musique est l’idéale à condition de ne pas la mettre trop fort.
Notes
Le renforcement des acquisitions peut se faire en prenant des notes au cours de l’étude. Il est bon
d’avoir un petit carnet et de noter des phrases intéressantes, des règles de grammaire, des
mots nouveaux, etc. On le consultera de temps en temps.
Objectifs
Avant toute chose, il faut donc définir le parcours d’apprentissage. Pour cela, on
réfléchira à des objectifs, à des motivations, à la stratégie
d'apprentissage qui nous conviendra le mieux et aux outils linguistiques qu’on souhaitera utiliser.
La mémoire a besoin qu’on lui fixe des objectifs clairs et réalistes.
Il n’est pas bon de s’aventurer en terrain inconnu. Mieux vaut baliser son chemin et donc avoir toujours
à l’esprit le plan de ce qu’on apprend.
On doit toujours savoir pourquoi on travaille, dans quel but et savoir ce qu'on peut en retirer.
Par coeur
Dans l’apprentissage d’une langue étrangère, il est bon de pratiquer le par-coeur sans
le faire systématiquement :
Apprendre par coeur :
- une petite conversation
- une chanson
- une courte description
Pause
Attention, au-delà de 50 minutes de travail de mémorisation, il y a un risque de surcharge. On risque
de ne plus rien enregistrer. Il est temps de faire une pause (10 minutes) vraiment relaxante pour nos neurones.
Marcher un peu, faire une activité manuelle simple...
Pré-acquis
De plus, non seulement la mémoire dépend de l'apprentissage, mais l'apprentissage dépend
aussi de la mémoire. En effet, les connaissances mémorisées constituent une trame sur
laquelle viennent se greffer les nouvelles connaissances. Plus notre bagage de connaissances est grand, plus on
pourra y greffer de nouvelles informations facilement.
QCM
Les questionnaires à choix multiples sont utiles dans l’apprentissage d’une langue
étrangère. On est obligé de réfléchir pour donner la bonne réponse.
Répéter
L’effort conscient de répétition ou d’intégration de l’information
améliore les capacités mnésiques.
La répétition facilite en effet la mémorisation. Chaque rappel d'une information consolide
sa trace mnésique. Cette méthode permet aussi la mise en place de certains automatismes
gérés par la mémoire procédurale. Ainsi rabâcher une liste de mots est-il un
préalable à la réalisation d’une petite conversation.
La répétition d'une information a toutefois ses limites. Elle ne doit pas être trop intensive. Il est
préférable d'étaler l'exercice sur plusieurs séances pour éviter une saturation
de la mémoire de travail. C'est par ailleurs un procédé lourd et ennuyeux qui n'est pas
applicable en toutes circonstances.
Ne pas oublier que plus le mot est ancien et plus de fois il a été vu, mieux il sera retenu.
Réutiliser
Chaque structure étudiée devra être réutilisée dans de nombreux contextes
différents.
Traduire
Décriée parfois, je pense que la traduction (versions, thèmes) reste indispensable pour
l’étude d’une langue. Elle permet de s’auto-évaluer, de voir où on
en est dans l’apprentissage. Elle permet aussi de voir ses points faibles et de ce fait de renforcer les
acquisitions.
Transfert
Le transfert consiste à se mettre à la place de, à vivre une situation factice. C’est en
somme un jeu de rôle. Très intéressant quand on se trouve à plusieurs pour vivre une
scène.
Varier
L'être humain, dans bien des cas, aime les habitudes et les situations familières. Or, le cerveau ne doit
pas tomber dans la routine. Il a besoin de travailler dans des domaines variés pour rester performant. Cela
est se vérifie dans l’étude d’une langue. Rien de pire que l’ennui. Il faut varier
à l’infini les exercices et les stratégies d’apprentissages, renouveler
l’intérêt.
Chacun d'entre nous a ses préférences, c'est-à-dire des activités pour lesquelles il
se sent plus à l'aise ou dans lesquelles il fait preuve de plus d'efficacité. Cela atteste bien que
l'idée de performance absolue est peu significative. Mais surtout, il faut savoir que le fait de travailler sur un
matériel varié (mots, nombres, images, objets...) dans des activités très
différentes est le plus sûr moyen de maintenir notre activité cérébrale au
meilleur niveau.
Il est nécessaire donc de varier les activités sollicitant la logique, le raisonnement, le vocabulaire, les
connaissances, etc.
Vocabulaire
Il faut d’abord apprendre les mots les plus fréquents bien évidemment.
Ensuite, procéder à une progression lexicale, ce qui n’est pas toujours facile.
Pour ceux qui disposent d’un ordinateur, on leur demande d’établir un tableau de
fréquences d’utilisation des mots dans un corpus donné et on peut baser partiellement son
étude sur cette fréquence.
Plus facile à dire qu’à faire.
En résumé
Pour l'étude d'une langue étrangère, il existe plusieurs façons de
procéder :
- L'apprentissage passif : On écoute, on regarde ou on lit seulement.
- L'apprentissage semi-passif : on répète, on copie.
- L'apprentissage actif : on analyse, on traduit, on se met en situation, on réinvestit, on se teste, on se
corrige...